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Comment imaginer notre quotidien ?

Dans les poils, dans les litières, dans les maladies, dans les petits chatons malades qu’il faut soigner, protéger, accompagner, dans les annonces ou appels de gens dingues et cruels … le dimanche, la nuit, la semaine, peu importe la maladie et la cruauté n’ont pas d’horaires.

mais surtout dans l’amour !

Jour après jour, animal après animal, nous les connaissons tous. Sur le bout des doigts, nous leur confions nos états d’âme comme ils nous confient les leurs. Nous sommes là pour eux, mais ils sont également là pour nous.

Parfois comme des gosses, à enchainer les conneries. Parfois comme notre meilleur ami, à nous regarder avec leur regard transperçant, à nous sonder jusqu’au profond de nous même et à s’étonner de ne voir qu’amour dans nos yeux, et dans nos gestes.

Eux qui ont vécu le pire, ils ne mettent pas longtemps pour se sentir bien auprès de nous. Dès que la quarantaine est fini, ils revivent, ils sont ensemble, ils se soutiennent, car ils ont tous les mêmes blessures. Comme s’ils prenaient soin les uns des autres.

Ils réclament un peu de temps, un peu de caresse, mais pas trop, juste d’être là et de les regarder, ça leur suffit.

Asseyez vous un instant au milieu d’eux et vous allez prendre une dose d’amour comme jamais vous n’en aviez reçu. Comme si vous faisiez partie des leurs.

Un instant magique, un instant où le temps s’arrête. Un instant où la cruauté n’existe plus, et où seule la joie d’être en vie subsiste.

1 minutes ou 1 heure, nous pourrions rester là des heures à les regarder, à les écouter, à les observer.

Il ne leur manque pas la parole, il nous manque à nous suffisamment de sagesse pour les comprendre.

Et quand vous prenez un instant, tout devient si naturel. Ils nous racontent tout.

Et surtout ils nous donnent le courage d’écouter, et nous remercient chaque jour de revenir, chaque jour de continuer. Rien qu’à la façon dont ils accueillent les petits nouveaux, dont ils les rassurent, sans aucun geste, sans rien faire de particulier, mais juste en étant là et en leur montrant ce qu’on peut faire ici, comment sortir de la cage, comment aller piquer des croquettes, oµ sont les bonnes cachettes, et à quel moment nous faire sortir de nos gonds, pour que dépassés par la journée, nous prenions le temps, le temps de nous assoir au milieu d’eux, et le temps dont ils ont besoin mais surtout dont nous avons besoin.

Jour après jour, nous serons là bande de poilus.

Jour après jour, nous serons là pour vous.

Jour après jour, vous serez là pour nous.

tirbu